réfléxion

"Le monde est un théâtre, la vie une comédie, souvent un drame, et les hommes des comédiens plus ou moins habiles, sifflés ou applaudis, mais toujours brûlés du désir d'attirer sur eux l'attention de leurs contemporains."
"Il y a une marée dans les affaires des hommes, prises dans son flux elle porte au succès. Mais si l'on manque sa chance, le grand voyage de la vie s'échoue misérablement sur le sable. Or aujourd'hui nous sommes à marée haute. Prenons le flot tant qu'il est favorable ou tout ce que l'on a risqué sera perdu."

ces quelques citations de W. Shakespear, saisies aux détours de vieilles pages jaunies dont peu de gens se soucient véritablement, témoignent d'une réalité poignante qui ne s'éloigne de nos vies que par les siècles qui nous en séparent et pourtant elles mettent le doigt sur les problèmes métaphysiques qui baignent nos espérances. Chacun y comprendra ce qu'il désire...
réfléxion
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# Posté le mardi 29 juillet 2008 11:45

STe MArie de La MEr

Le vieux regard de l'homme scruta son monde avec désespoir regrettant son enfance magique bercée par la simple mélodie de la liberté. Cette vieille décharge qui étalait sa misère devant lui se changea miraculeusement en un près brûlé par un soleil du sud. Au centre flamboyait un feu aux couleurs lumineuses, excité par un bois de palette. Cette nouvelle lumière faisait danser les ombres sur ces visages burinés par leurs vies indomptables. Il resta figé devant ce spectacle absent depuis des années. Les hommes empoignèrent leur guitare et firent danser leurs doigts sur les cordes surchauffées. Les femmes se placèrent au centre, et entamèrent une danse gracieuse mais sévère qui par des mouvements sensuels, ondulaient leurs légères robes d'été. La lune et sa colonie d'étoiles servaient de toile de fond à ce décor. Le vieil homme, toujours assis sur sa chaise se surprit à suivre le rythme avec ses mains ridées. Il paraissait retrouver des sensations jusque là enfouies profondément dans ce c½ur libre. Les hommes chantèrent jusqu'au moment ou le feu s'épuisa... Les caravanes formaient un demi cercle protecteur et dans cette chaude nuit d'été, la petite communauté s'endormit comme elle disparaissait aux yeux du vieil homme, resté malgré les tourments de la vie, un tzigane.
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# Posté le samedi 10 mai 2008 17:05

Modifié le samedi 10 mai 2008 17:23

Citations

Citations
Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.
Jean Jaurès


Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire.
Georges Clemenceau



Le courage est le prix de la dignité.
Pierre Billon



Pour avoir le droit de parler, il faut avoir les mains propres. Il faut avoir eu le courage de reconnaître, de réagir si on s'est trompé.
Abbé Pierre



Celui qui n'a pas peur n'est pas normal ; ça n'a rien à voir avec le courage.
Jean-Paul Sartre

# Posté le lundi 31 mars 2008 13:48

Modifié le lundi 31 mars 2008 14:49

L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "

L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Ceci est un poème de François Villon( poete du moyen age qui s'adonnait à tous les vices!!!)

# Posté le vendredi 21 mars 2008 15:11